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Operaphile

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Comptes rendus de spectacles lyriques... entre autres choses....


18 septembre 2014 - Romeo et Juliette (Berlioz) au Théâtre des Champs Elysées

Publié par Jean Luc sur 19 Septembre 2014, 08:24am

Catégories : #Concert

Premier spectacle de la saison et une déception....

Symphonie dramatique avec chœur, Roméo et Juliette est supposé être l'un des chefs d'œuvre de Berlioz et avoir porté la musique française à l'un de ses sommets. Hier soir, le maestro Gatti est passé à côté. D'accord Gatti n'est pas le plus grand spécialiste de ce répertoire mais passer à côté de Berlioz à la tête de l'orchestre national de France, c'est franchement regrettable. Nous sommes gratifiés à l'excès de références aux grands romantiques allemands et à Wagner mais pas grand chose du génie de la musique française ni de l'influence de Gluck. L'orchestre est en outre mal tenu, voire même un peu débraillé, avec des attaques trop souvent imprécises voire incertaines, des tempi vraiment très appuyés, des équilibres aléatoires (les pizzicati des violons sont inaudibles la plupart du temps) et un abus prononcé et injustifié des silences.

Heureusement, nous avons eu beaucoup plus de bonheur avec le chœur de Radio France quî sous la direction de Howard Arman réussit à retrouver avec bonheur l'âme de Berlioz. Il sauve ainsi, avec les trois solistes, une soirée qui sans eux aurait été assez ennuyeuse. Les trois solistes sont parfaitement choisis. La mezzo (Marianne Crebassa) est bouleversante dans l'air du prologue malgré un vibrato un peu large à mon goût mais peut être du à la puissance qu'il lui faut développer pour affronter l'orchestre, ce qu'elle réussit parfaitement grâce à une projection irréprochable et un timbre particulièrement beau. Paolo Fanale n'est pas trop bien servi par ce que l'orchestre fait de son air mais là aussi, la projection est parfaite, la diction irréprochable et le timbre vraiment très agréable. La plus belle surprise est le baryton basse, Alex Esposito. Doté d'un timbre somptueux, d'une très belle projection et d'une puissance remarquable, tout ceci appuyé par une diction impeccable. Et il réussit l'exploit de dominer l'orchestre tout en laissant intacte l'émotion. Sa prestation à elle seule aurait suffi à sauver cette soirée ....

18 septembre 2014 - Romeo et Juliette (Berlioz) au Théâtre des Champs Elysées

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